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mardi 18 Jan 2022
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Société

Ma malédiction aux violeurs de femmes .Par Col. MOUMAR GUEYE

L’ouragan du vol, du viol et de l’homicide n’arrête plus de souffler sur le Sénégal. Mon cœur plein de colère et de chagrin m’a souvent dicté des mises en garde en direction des femmes sans défense, constamment violées. Ce même cœur m’a également dicté de dénoncer et de condamner sans complaisance, les dégoûtants violeurs qui s’acharnent sans honte sur des femmes vulnérables, sans défense et des enfants fragiles et sans conscience! 

Je commencerai par confier ces sages conseils de grand-mère aux femmes qui souhaitent préserver le trésor qu’elles représentent pour l’humanité: ‘‘Mes filles ! Maintenant vous êtes de vraies femmes, des femmes pures, des femmes sans taches. Désormais, vous devez vous éloigner des hommes qui ne sont ni père, ni frère pour vous. Jusqu’au jour de votre mariage, éloignez-vous des hommes susceptibles de vous désirer sans retenue. Désormais, vous ne devez plus porter des habits courts, des habits serrés ou des habits transparents. Ne laissez pas les hommes admirer vos cheveux, vos seins, votre corps et vos fesses. Ces parties de votre corps sont des provocateurs biologiques. Mettez-les à l’abri des regards concupiscents et indiscrets. On ne jette pas un trésor dans la rue! Un trésor on le protège! Cachez votre corps, mes filles, car le corps d’une femme est sacré. C’est un vrai trésor ! Quand il est exposé, il attire ce genre  d’hommes bêtes, sans vergogne et sans retenue! Observez la pudeur partout où vous serez et Dieu vous protégera!

Vous êtes les mères de l’humanité. Vous devez toujours rester discrètes et solidaires dans la joie comme dans l’épreuve, pour le meilleur et pour le pire.

N’oubliez pas les qualités fondamentales qu’une femme doit avoir pour pouvoir jouer pleinement son rôle. Elle doit être propre, propre par son corps, propre dans son intimité, et propre dans son environnement. Une femme digne de ce nom doit maîtriser tous les secrets de la cuisine comme le fit Penda Mbaye, cette brave femme de Saint-Louis qui inventa le fameux et inégalable ceeb u jén  (riz au poisson). Une femme digne de ce nom doit enfin savoir partager sans contrainte, avec joie et avec douceur, les délices de l’amour avec l’homme de son choix, l’homme à qui ses parents l’ont confiée, selon les traditions de nos ancêtres et la voie sacrée indiquée par le Créateur des Cieux et de la Terre. Quand l’une de ces qualités essentielles fait défaut, la femme perd tout! Elle cesse d’être une femme et elle perd toutes ses valeurs. Alors, prenez garde, braves femmes et mères de l’humanité! Que Dieu vous protège et vous honore comme vous le méritez si bien!  

Femmes mères de l’humanité, méfiez-vous également des Jinne (génies) qui partagent la vie avec nous! Ces génies des eaux, de la savane et de la forêt, ont la capacité de posséder toute femme qui expose au public, les parties de son corps qui devraient être cachées. Les seins, le nombril et le bas-ventre de la femme laissés à l’air libre sont les points de passage de prédilection pour les esprits maléfiques. Le Jinne passe par la tête, le nombril, le bas ventre ou les seins pour habiter le corps de la femme qui ne respecte pas les lois de la pudeur, pour la dompter et la soumettre à sa volonté. Il la traite comme une vulgaire prostituée. La nuit, il hante son sommeil par de terribles cauchemars. Il couche avec elle comme le ferait son mari. Il peut la posséder jusqu’à la folie. Il chassera ou tuera tout homme qui s’approchera d’une telle femme en vue de conquérir son cœur ou de l’épouser. Il l’empêchera d’avoir un enfant. Il possédera son corps et son âme jusqu’à sa mort, à moins que le grand saltigué de Niakhar ou de Diakhaw ne vole à son secours pour la soustraire aux griffes du génie et la sauver de la tourmente et de la terreur des esprits maléfiques.

Femmes mères de l’humanité, prenez garde! Méfiez-vous de jinne* Mariama, c’est une femme comme vous. Elle est digne, belle, honorable et respectable. Cependant, elle a horreur des femmes qui laissent paraitre leurs parties intimes et ne se couvrent pas la tête. Pour punir de telles femmes, elle leur cause de violents maux de tête, des vertiges et d’interminables insomnies qui peuvent les conduire à la démence, voire à la mort. Alors, femmes mères de l’humanité, couvrez-vous la tête comme vos ancêtres le faisaient, si vous ne voulez pas subir les foudres de jinne Mariama. Nous avons le droit de manger ce que nous voulons, mais par pudeur vis-à-vis des autres, nous n’avons pas le droit de porter ce que nous voulons par respect pour les autres. Tels sont les enseignements de nos ancêtres. Tenez-le-vous pour dit ! Et que Dieu vous protège et vous gratifie de ses innombrables bienfaits. 

Cette dernière partie de mon message s’adresse aux diaboliques violeurs, voleurs de plaisir! Je les maudis tous! Qu’ils soient éternellement misérables sur terre. Qu’ils finissent leur vie exécrable sous les roues d’un train rempli de marchandises. Qu’à leur mort, ils soient immédiatement dévorés et réduits en cendre par les flammes volcaniques de l’enfer et qu’ils n’en sortent plus jamais, jusqu’au jour du jugement dernier! Quand le violeur aura été ressuscité par son Créateur, le jour du jugement dernier, qu’il soit condamné à demeurer en enfer par le Seigneur de l’univers. Oui ! Que l’enfer soit sa maison pour l’éternité. Maudit sois-tu violeur qui que tu sois et quel que soit ton rang et ton grade sur terre. Toi qui as osé arracher avec tant de violence et de férocité, le symbole de l’honneur et l’emblème de pureté d’une femme mère de l’humanité!

Pourquoi, mon Dieu, les hommes sont-ils si cruels, si violents, si injustes envers leurs mères, leurs sœurs, leurs filles et leurs épouses ? Pourquoi, bon sang, les femmes sont-elles perpétuellement victimes d’assauts répétés de cette catégorie d’hommes primitifs, dépourvus de dignité, agressifs et barbares qui perdent la raison sous l’effet de leurs pulsions sexuelles ou sous l’emprise de l’alcool, de la drogue ou de la colère ? L’homme a-t-il oublié que sans la femme il n’existerait pas et ne représenterait absolument rien ? Quand l’homme comprendra-t-il que c’est la femme qui a reçu en son sein la semence sacrée par la volonté de Dieu et qui a porté, neuf mois durant, le fœtus issu de cette semence, avant de lui ouvrir avec beaucoup de peine et de dangers, les portes de la vie ? Quand comprendra-t-il que c’est la femme qui a allaité ce bébé qu’il fut, un fragile bébé sans défense ni moyen, deux années durant? Se rappelle-t-il que c’est la femme qui l’a cajolé, dorloté, soigné, protégé et éduqué jusqu’à l’âge de la puberté ? Quand l’homme comprendra-t-il que chaque fois qu’il malmènera, violera, insultera ou frappera une femme, il sera en train de violenter sa mère, de brutaliser sa sœur, de malmener sa fille ou d’humilier la mère de ses enfants ? Tant que les hommes ne comprendront pas la valeur et le rôle fondamental de la femme dans l’humanité, ils resteront perpétuellement des êtres abjects et primitifs, des attardés intellectuels indignes de bénéficier de l’affection d’une mère ou de l’amour d’une épouse ! Il ne me reste plus qu’à prier Dieu le Créateur des cieux et de la terre, pour que tous les hommes violents, violeurs, insulteurs et frappeurs de femme, soient à leur tour accablés par une éternelle malédiction sur terre en attendant le châtiment du Jugement dernier. 

Moumar GUEYE

Ecrivain

Ambassadeur de la Paix

Grand-Croix de l’Ordre du Mérite

E-mail: Moumar@orange.sn

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