27.7 C
Saint-Louis
dimanche 25 Juil 2021
Image default
Culture

Moumar Gueye :LES ÉDITIONS NEI-CEDA DÉTOURNENT MES DROITS D’AUTEUR ET IGNORENT LA SODAV

Le 23 avril 2012 sera célébrée la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Cette célébration continue d’être une triste journée pour moi et pour beaucoup d’auteurs à cause des éditeurs malveillants qui continuent de détourner les maigres droits d’auteurs des écrivains! Cette journée mondiale me rappelle toujours la scandaleuse confiscation de mes droits d’auteur par la Maison d’Édition NEI-CEDA de Côte d’Ivoire!

En effet, après avoir signé un contrat d’édition avec M. Guy Lambin ancien Directeur Général de NEI-CEDA le 25 juin 2011 pour l’édition de mon roman « La Malédiction de Raabi« , l’éditeur ivoirien a imprimé 3000 exemplaires qu’il a facilement mis en vente en particulier au Sénégal. Après épuisement du stock, une partie de mes droits d’auteur m’a été versée jusqu’au 22 octobre 2013. Après le départ de M. Lambin, la nouvelle Direction a curieusement arrêté de me verser mes droits d’auteur! 

En guise de réponse à mes multiples réclamations, la nouvelle Direction de NEI-CEDA Côte d’Ivoire m’a envoyé une correspondance transmettant 6 (six) factures correspondant à un montant de 1 095 000 (un million quatre-vingt-quinze mille) francs CFA pour de prétendues livraisons d’exemplaires de mon roman La malédiction de Raabi, que j’aurais personnellement commandés!

Quand j’ai pris connaissance de ce surprenant courrier transmettant ces fausses factures, j’ai été pris de stupeur, de colère et d’une profonde déception. En effet, j’étais loin de m’attendre de la part d’une maison d’édition de l’envergure des Éditions NEI – CEDA de Côte d’Ivoire, une démarche aussi légère et farfelue qui ne respecte aucune règle régissant la transaction commerciale.

En effet, comment la comptabilité de NEI – CEDA Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de confisquer mes droits d’auteur depuis 8 (huit) ans et de décider tout d’un coup et pour se justifier, de me coller sur le dos une dette imaginaire pour laquelle elle n’a produit ni « bon de commande », ni « lettre de commande », ni bordereau de livraison en bonne et due forme signés par moi-même ?

Comment NEI-CEDA Côte d’Ivoire peut-elle dans le cadre de notre contrat d’édition qu’elle a d’ailleurs toujours violé depuis sa signature, peut-elle se permettre de me réserver cette démarche cavalière, discourtoise et surprenante, malgré les énormes efforts que j’ai toujours consentis à sa place pour assurer la promotion de mon livre?

Je dois rappeler que je n’ai jamais arrêté d’exprimer mes frustrations et préoccupations par rapport aux violations contractuelles perpétrées par NEI-CEDA Côte d’Ivoire qui n’a jamais daigné remédier à ces manquements!  

Autant j’ai apprécié la deuxième édition du livre, autant je suis extrêmement outré par les méthodes irrévérencieuses de NEI-CEDA Côte d’Ivoire!

.

Les manquements et contre performances de NEI CEDA peuvent se résument ainsi:

  • À ma connaissance, le roman « la malédiction de Raabi », en dehors du Sénégal n’était en vente, ni en France, ni dans la plupart des pays francophones, particulièrement dans les pays de la CEDEAO; 
  • Le livre « la malédiction de Raabi » n’était même pas visible sur le site Internet de NEI-CEDA depuis sa parution en 2011; 
  • En violation du Contrat d’édition, aucun rapport annuel de vente ne m’a été présenté par l’éditeur depuis 2013.
  • S’agissant de la promotion du livre, c’est moi qui ai assuré seul et à mes frais la promotion de ce livre dans les télévisions, les radios et la presse écrite au Sénégal, au Canada et en Algérie à travers des communiqués et des débats à la radio et à la télévision. Jamais je n’ai été accompagné ou soutenu par les Éditions NEI-CEDA de Côte d’Ivoire!
  • J’ai présenté tout seul ce roman dans plusieurs universités, lycées et collèges du Sénégal, sans compter les caravanes littéraires de la Librairie Clairafrique ?
  • NEI-CEDA a maltraité ce roman qui, bien que ne figurant pas au programme scolaire, a été proposé comme sujet d’examen au Baccalauréat scientifique de 2016 au Sénégal.

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du Livre et du Droit d’auteur, il est plus que temps de dénoncer et de mettre définitivement un terme aux activités malveillantes de cette mafia d’éditeurs coutumiers des détournementsscandaleux des droits d’auteurs! Ma frustration est immense et ma colère incommensurable à cause de cette deuxième « malédiction » que NEI-CEDA de Côte d’Ivoire a infligée à « La Malédiction de Raabi« , un roman que les critiques littéraires et les lecteurs ont qualifié d’intéressant, utile, pertinent, et instructif et qui porte la préface d’une personnalité mondialement connue, la grande Aminata Sow Fall, lauréate du Prix de l’Académie française! Ce roman a été nommé au Grand Prix du Président de la République du Sénégal pour les Lettres!

En dépit de ce ces succès NEI-CEDA de Côte d’Ivoire a complètement négligé, banalisé, étouffé et sacrifié l’ouvrage au lieu de lui réserver une promotion internationale exceptionnelle! Je ne comprends pas que ce livre dont la pertinence a été saluée par beaucoup d’intellectuels et critiques littéraires qui l’ont lu et critiqué soit indisponible et invisible en France, ainsi que dans les pays africains francophones, depuis plus de 8 (huit) ans! C’est incroyable!J’en suis arrivé à me poser la question de savoir, si j’avais bien affaire à une maison d’édition ou à une médiocre imprimerie ou à des détourneurs professionnels de droits d’auteur?

Dans tous les cas et en dépit de la considération que j’ai toujours gardée pour NEI-CEDA de Côte d’Ivoire quand elle était dirigée de main de maître par M. Lambin, un homme honnête et loyal, je n’accepterai jamais que mes droits sacrés d’auteur soient violés ou que ma dignité soit bafouée sur la base d’accusations mensongères, honteusement préfabriquées de toute pièce par la nouvelle équipe de cette maison d’édition!

Dans mon combat contre l’injustice et l’arbitraire et pour défendre mes droits, j’avais constitué le Cabinet de Maître Emmanuel Pierrat écrivain et Avocat à la Cour à Paris! Maître Pierrat promptement a servi à NEI-CEDA de Côte d’Ivoire une mise en demeure en date du 26 juillet 2018, sans oublier d’exiger une indemnité de 3000 euros TTC à titre d’indemnité. Les Éditions NEI-CEDA de Côte d’Ivoire ont choisi la fuite en avant et ont fait le mort. Elles n’ont jamais retiré le courrier de mise en demeure de l’Avocat parisien déposé en fin de compte à la Mairie d’Abidjan!

Toujours pour amener NEI-CEDA de Côte d’Ivoire à la raison, une délégation de l’Association des Écrivains du Sénégal (AES) dirigée par son Président Alioune Badara Bèye, s’est rendue à Abidjan pour inviter la nouvelle équipe de NEI-CEDA Côte d’Ivoire à respecter son contrat et à me payer mes droits d’auteur. Malgré les fermes engagements et promesses de la Direction, rien n’a été fait après cette visite!

À son tour, la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) à laquelle je suis affilié, est entrée dans la danse et a interpelé officiellement NEI-CEDA Côte d’Ivoire qui, jusqu’à ce jour, continue de faire le mort, après avoir honteusement confisqué arbitrairement mes droits d’auteur!    

Au moment où le Monde entier célèbre la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, j’interpelle solennellement le Gouvernement ivoirien en particulier M. Maurice Kouakou Bandaman, Ministre de la Culture et de la Francophonie ainsi que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le PEN International  pour qu’ils interviennent vigoureusement et de toute urgence pour mettre un terme aux agissements peu honorables des éditions NEI-CEDA de Côte d’Ivoire qui, à l’image des vampires sucent le sang et la sueur des auteurs en s’accaparant les droits d’auteur des écrivains étrangers! 

Voilà l’image peu reluisante que nous donne la maison d’édition NEI-CEDA de Côte d’Ivoire qui s’est souvent illustrée dans la violation de l’étique et  de la déontologie qui régissent les contrats d’édition et qui s’est honteusement illustrée dans la confiscation des droits d’auteurs des écrivains!

Moumar GUEYE

Écrivain,

Président du PEN Sénégal,

Lanceur d’alerte,

Grand-Croix de l’Ordre du Mérite,

Vice Président de l’AES.

Email: moumar@orange.sn

Related posts

Covid 19 : Le Fanal de Saint-Louis annulé

Wallu Ndar

Distinction en qualité d’Ambassadeur de la Paix : Colonel Momar Gueye honoré

Wallu Ndar

Saint-Louis : ’’Cris et Chuchotis’’, nouveau recueil de poèmes de Papis Diallo

Wallu Ndar

Faire un commentaire