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vendredi 2 Déc 2022
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Santé

ONG Plan/CICODEV: La prise en charge des urgences dans les hôpitaux au menu d’un atelier

Le Projet d’Appui à la société civile pour l’amélioration de l’accès à des services de
santé et de protection sociale des populations vulnérables des 4 régions de St Louis,
Fatick, Kaolack et Diourbel, SEN/031 s’inscrit également dans ce cadre. L’un de ses
objectifs est de faciliter l’égalité et l’équité dans l’accès à l’information et à la qualité des
services de santé d’urgence aux populations vulnérables.


Afin de documenter l’état des lieux de cet objectif, les membres du consortium ont
conduit une enquête qualitative dans le but d’évaluer la perception des populations sur
la prise en charge des urgences pré hospitalières au niveau communautaire dans les
départements de Saint-Louis, Dagana, Kaolack, Fatick, Foundiougne et Gossas.

L’un des enseignements tiré de l’étude est que la prise en charge des patients en pré
hospitalier souffre de plusieurs dysfonctionnements influant négativement sur la qualité
des services et occasionnant souvent des insatisfactions de la population. Le SAMU
national du Sénégal ainsi que ses antennes du Nord et du Centre ont été créés dans le
but d’apporter une solution à ces problèmes.


Les résultats de l’étude se basent sur le vécu des soins, les conditions de traitement des
patients, leur mise en observation à domicile, leur séjour dans les véhicules du SAMU,
l’accueil à l’hôpital et la communication avec les soignants.
Ces différents éléments ont permis d’identifier les besoins et attentes des utilisateurs
mais aussi et surtout leur perception de l’offre de soins tant du SAMU que des Services
d’Accueil et d’Urgences.

« Cet atelier a pour objectif de faire la restitution de l’étude sur la perception des urgences au niveau communautaire. Spécifiquement, la rencontre s’est penchée sur l’analyse des goulots d’étranglement spécifiques à chaque zone (Saint -Louis, Kaolack, Fatick et Diourbel) avec les parties prenantes »

Selon le coordonnateur de l’ONG Plan international Sénégal, Baba Adama Sy, « cette étude a révélé que six personnes sur dix sont insatisfaites des services d’urgence hospitaliers’’. 

« L’étude a aussi montré que 88 % des personnes enquêtées ne connaissent pas le Service d’assistance médicale des urgences (SAMU) et que les malades paient beaucoup d’argent une fois admis aux urgences avec un coût global qui varie entre 240.000 et 320.000 FCFA », renseigne M. Sy. 

Il a expliqué que le projet Santé et protection (SEN/ O31) est financé par la coopération Sénégal-Luxembourg et mis en œuvre conjointement par un consortium composé de Plan international Sénégal et CICODEV Afrique.

Nous voulons mettre tous les acteurs ensemble et créer un espace de construction de solutions consensuelles et constructives, afin de pouvoir prendre en charge la question des urgences de manière durable et pérenne au Sénégal », a dit le responsable de CICODEV.

« Ce projet a quatre composantes principales dont la lutte contre les maladies non transmissibles et celle qui consiste à appuyer la professionnalisation des mutuelles de santé », a précisé M.Sy. 

Il a aussi une composante qui consiste à améliorer la prise en charge dans les services d’urgence et la gouvernance sanitaire.

Rédaction Wallu NDAR /APS

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